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Urgesat ! Zététique
22.7.04
 
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Bjørn Lomborg : « L’écologiste sceptique »
Sous-titre : Le véritable état de la planète.
Le Cherche Midi (2004).
Edition originale danoise : « Verdens Sande Tilstand » (1998).
Edition anglaise révisée : « The Skeptical Environmentalist » (2001).
Traduit de l’anglais par Anne Terre.
Préface de Claude Allègre.

Pour Jean H., qui croit que dans vingt ans nous n’aurons plus d’essence pour faire rouler nos voitures...

Après une annonce prématurée en janvier, le très attendu livre de Bjørn Lomborg est enfin sorti en français en mai dernier.
La parution de cette édition (assez laide, il faut bien le reconnaître) est un événement car il s’agit d’une somme de plus de 700 pages dans laquelle l’auteur passe en revue quasiment tous les problèmes contemporains liés à l’environnement.

Bjørn Lomborg est danois. Il est professeur de statistiques à l’université d’Aarhus au Danemark. Il a un jour de 1997 décidé de vérifier avec ses étudiants les affirmations de Julian Simon de l’université de Maryland qui disait que la plupart de nos connaissances concernant l’environnement sont inexactes ou biaisées. A sa grande surprise, Lomborg s’est rendu compte que Simon avait raison et que ce que nous croyons savoir de l’environnement est au mieux approximatif quand ce n’est pas carrément faux. Ce livre est donc le résultat de cette recherche.

La méthode de Lomborg est simple : ne pas se contenter des affirmations courantes disant que tout va de plus en plus mal mais aller voir de près les statistiques et les études disponibles sur une sujet donné et les confronter entre elles. Méthode simple mais minutieuse et dévoreuse de temps : ce livre est le résultat de plusieurs années de travail et comporte plusieurs milliers de références.
Comme l’édition originale date de 2001, Lomborg a utilisé les données disponibles en mai 2001. La traduction française arrive avec un décalage de trois ans mais il y a peu de raisons de penser que les choses ont beaucoup changé dans ce laps de temps.
La force de ce travail est de s’appuyer sur les statistiques officielles d’organismes émanant de l’ONU comme la FAO, l’OMS, le PNUD, etc. ou d’autres organisations internationales comme le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE ou l’UE. Ces renseignements sont complétés par des statistiques émanant des ministères de différents pays. Lomborg explique page 61 que ces chiffres sont ceux que tout le monde utilise y compris les organisations écologistes comme Greenpeace ou le WWF car « il n’en existe pas d’autres ». Sur chaque problème et à chaque fois qu’il le peut, l’auteur précise l’évolution et la situation au niveau mondiale et ne se focalise pas sur les données locales qui ne sont que rarement représentatives.

On peut partager l’ensemble de ce livre en deux parts inégales :
- d’une part presque tout le livre apparemment assez consensuel puisque peu attaqué et peu critiqué par les « environnementalistes » ;
- d’autre part la centaine de pages (sans les notes) consacrée au réchauffement de la planète sur laquelle se sont focalisées les polémiques et les commentaires.

Les thèmes du premier groupe bien que délaissés par les médias sont pourtant bien intéressants. Lomborg soutient et démontre de façon convaincante successivement que la surpopulation en tant que telle n’est pas un problème (la plupart des pays ayant une forte densité de population sont en Europe, page 94), que l’humanité n’a jamais été aussi bien nourrie (même si 18% de la population mondiale ne mange pas encore à sa faim, chiffre qui n’a jamais été aussi bas, cf chapitre 5) et qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour nourrir la population dans l’avenir (chapitre 9).

Plusieurs chapitres sont également consacrés aux supposées pénuries qui nous menaceraient dans un futur plus ou moins proche.
Le cas du pétrole est exemplaire (chapitre 11). En 1920, il y avait pour 10 ans de consommation de réserve estimée. En 1960 et alors que la consommation était bien plus importante, les réserves s’élevaient à près de 40 ans. En l’an 2000 donc, tout le pétrole aurait dû être épuisé. Or les chiffres des réserves estimées en l’an 2000 sont toujours de 40 ans alors que la consommation a encore beaucoup augmentée... Le problème des catastrophistes est qu’ils ne prennent pas en compte l’ingéniosité humaine qui se traduit notamment par le progrès scientifique et technologique. Des gisements inaccessibles il y a dix ou vingt ans sont aujourd’hui exploitables et rentables. Aujourd’hui encore on ne peut extraire qu’environ un tiers du pétrole présent dans un gisement, il y a encore des progrès à faire...

La situation est similaire en ce qui concerne d’autres sources d’énergie comme le charbon (230 ans de réserve) ou le gaz (60 ans de réserve). Lomborg examine également le cas des énergies dites renouvelables que sont l’énergie solaire et l’énergie éolienne et pense qu’elles deviendront réellement compétitives vers le milieu du siècle. Et puis il y a aussi l’huile de schiste (dont on pourrait extraire l’équivalent de 250 fois la production actuelle de pétrole) et le nucléaire (il reste de l’uranium pour 14 000 ans). Bref, pas de crise de l’énergie en vue...

L’énumération pourrait ensuite devenir fastidieuse car Lomborg examine ensuite (chapitre 12) les ressources non énergétiques comme le ciment, l’aluminium, le fer, le cuivre ou l’azote (liste non limitative). Le seul élément dont les réserves ont réellement baissé est le tantale qui est utilisé dans l’industrie aéronautique. Toujours pas de quoi mettre une civilisation à genoux.
Même les ressources en eau apparaissent largement nécessaires au développement pour peu que les prix reflètent le coût réel. Beaucoup de pays subventionnent l’eau fournit aux agriculteurs par exemple ce qui entraînent gaspillage et mauvaise gestion.

Plusieurs chapitres du livre sont consacrés à la pollution et tous les chiffres montrent qu’elle est en baisse dans les pays développés. Le modèle est que la pollution augmente dans les premiers temps du développement économique. A un certain stade, l’environnement devient une préoccupation importante et le progrès technologique aussi bien que le désir de la population provoque un contrôle progressif et une baisse de la pollution.

Il y a quand même un chapitre qui ne parle pas du réchauffement climatique et qui a déclenché quelques polémiques, c’est le chapitre 10 qui est consacré à la forêt. Croire que la forêt diminue en taille est un article de foi très fort chez les environnementalistes. Je me souviens des cris d’horreur qu’ils avaient poussés il y a une quinzaine d’années quand un rapport officiel avait conclu qu’en France la forêt s’était étendue depuis le XIXè siècle... Rien de nouveau donc quand Lomborg explique que la situation est loin d’être catastrophique y compris en ce qui concerne les forêts tropicales. Le constat a déjà été fait et il est simple : là où les forêts sont essentiellement privées, elles sont correctement gérées et ont tendance à s’étendre ; là où elles appartiennent à l’Etat, elles sont mises en coupe réglée, gérées n’importe comment et ont tendance à diminuer.
Un problème lié à celui-ci est la menace qui pèserait sur la biodiversité (chapitre 23). Les scientifiques ne savent pas, même approximativement combien il y a d’espèces vivants sur Terre. Beaucoup d’espèces tropicales annoncées comme disparues sont par la suite retrouvées bien vivantes. Les estimations du nombre d’espèces disparaissants chaque année à cause de l’activité humaine sont donc à prendre avec de grandes pincettes. Un chiffre donné couramment est celui de 40 000 par an. Le célèbre biologiste américain E.O. Wilson avance le chiffre de 100 000 espèces par an. Le problème avec Wilson, pour qui j’ai par ailleurs beaucoup d’admiration, est que son seul argument est « croyez-moi sur parole » ! Pas très scientifique comme attitude... En partant des observations réelles, certains chercheurs arrivent à un taux d’extinctions de 0,7% sur cinquante ans, essentiellement constitué par des disparitions d’insectes et autres invertébrés, ce qui change quand même pas mal de choses.

Comme je le disais plus haut, la plupart des critiques et des attaques contre ce livre se sont focalisées sur le chapitre 24 qui est consacré au réchauffement de la planète. Bjørn Lomborg ne nie pas ce réchauffement et pense que l’homme y est pour quelque chose. La discussion est assez technique car il examine les scénarios élaborés par le GIEC ( « Groupe International d’Experts sur le Climat », en anglais « IPCC », un « machin » mis en place sous l’égide de l’ONU) qui tentent de simuler par ordinateur l’évolution future du climat en faisant varier certains paramètres. La modélisation est très difficile et certains phénomènes ne peuvent pas être rendu de façon totalement satisfaisante. Il est difficile en outre de prévoir ce que sera le futur et pourtant c’est sur cette base bien fragile que sont ou seront prises beaucoup de décisions politiques à commencer par les trop fameux accords de Kyoto...
La position fondamentale de Lomborg est que les estimations du réchauffement à venir sont toujours exagérées. Seules les estimations les plus hautes sont citées dans les médias et par les politiques alors qu’elles sont les plus improbables. Par ailleurs, les mesures proposées par les environnementalistes coûteront très cher pour un résultat insignifiant à l’exemple de Kyoto qui dans leur esprit n’est qu’une première étape. Lomborg pense que le développement économique rendra l’adaptation à la hausse des températures plus facile et que les ressources disponibles aujourd’hui seraient mieux employées dans l’aide aux pays en développement ou dans la lutte contre le sida. Je ne suis pas d’accord sur ces sujets car Lomborg reste dans certains cas interventionniste et nous savons bien que l’aide aux pays en développement notamment est un échec flagrant.

Bjørn Lomborg reconnaît pourtant la valeur de l’économie de marché :
« Nous nous sommes enrichis avant tout parce que les fondements de notre société reposent sur une économie de marché et non à cause de notre inquiétude » écrit-il page 616.
De la même façon il voit juste lorqu’il explique que les « biens collectifs » sont forcément gaspillés (page 190 à propos de la pêche et page 199 à propos de la forêt tropicale).
Il était sans doute déjà difficile de récuser toutes les croyances obscurantistes que propagent les écologistes, si en plus Lomborg s’était déclaré franchement libéral...

Pour en revenir au sujet, il est clair que les environnementalistes utilisent le réchauffement climatique et toutes les peurs concernant l’environnement pour tenter d’imposer un projet politique fait de repli sur de petites communautés semi-autonomes et sur l’arrêt ou du moins le ralentissement du progrès scientifique et technique. Pour vendre ce projet dont peu de gens voudraient spontanément, rien de tel que des campagnes répétées de désinformation visant à faire croire que tout va de plus en plus mal et que l’apocalypse est pour bientôt. Rien d’étonnant si les politiques et autres hommes de l’Etat suivent le mouvement, voire le précèdent. On leur remet une idéologie interventionniste et pro-étatiste clef en main, il aurait été bien étonnant qu’ils ne s’en servent pas.
Deux indices intéressants : les scénarios du GIEC ne tiennent pas compte des réductions d’émission des gaz à effet de serre ayant déjà eu lieu ou engagées à la suite de traités (page 449) et ces mêmes scénarios ne tiennent pas compte non plus de l’aspect économique du réchauffement climatique, ils doivent se borner à étudier la meilleure manière d’éviter les rejets de gaz à effet de serre (page 502).

Un mot pour terminer sur le chapitre 22 consacré à la crainte des produits chimiques. Dans ce remarquable chapitre, Bjørn Lomborg démontre avec brio combien ces produits sont nécessaires, utiles et inoffensifs.

Sylvain

Liens :

- Le site officiel de Bjørn Lomborg.

- "Falsification de l'histoire climatique pour "prouver" le réchauffement global" par John L. Daly (merci à Lucilio).

- "De quelle pollution se plaint-on ? Les ambiguïtés de l'environnementalisme" par Xavier Méra.

- "Bjorn Lomborg, le statisticien fataliste", communiqué de l’association Greenpeace.

- "L’effet de serre ? Un mythe !", présentation de « The Skeptical Environnementalist » par Ludwin Fischer suivi de "Méfions-nous des prophètes du malheur" du même à propos de René Dumont.

- "Une brèche dans le discours écolo alarmiste" par Martin Masse.

- "L'ère glaciaire arrive ! Les cycles solaires déterminent le climat et pas le CO2" par Zbigniew Jaworowski.

- Un site incontournable : le libéral écolo.

Comments:
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Bonjour,
j'ai quelques critiques sur l'analyse du livre "L'écologiste sceptique".
Je suis en Master Environnement, et j'ai de nombreux cours avec des spécialistes de l'environnement reconnus.
Ce livre a été abordé plusieurs fois en cours,et voici les critiques qui ont été faites la plupart du temps, et qui ne sont pas mentionnées dans ce blog :

- D'abord je ne me rappelle pas d'une critique plus virulente concernant un chapitre en particulier (comme celui sur le réchauffement climatique). En fait le principal défaut est lié à la compétence de l'auteur. En effet, Lomborg est statisticien (pas spécialement brillant d'ailleurs). Hors les statistiques restent un outil (même si c'est extrêmement utile). Pour faire un constat de l'état de la planète (ce qu'a cherché à faire Lomborg), il est tout simplement faux et non scientifique de faire une sorte de compilation, un "catalogue de chiffres", sur les différents domaines concernés. En effet même si les chiffres sont exacts, hors contexte ils ne signifient strictement rien. D'ailleurs cette "technique" n'est, à ma connaissance, jamais utilisée dans les articles scientifiques de synthèse. Ce système de "compilation" peut-être fait à partir de textes (une bonne synthèse bibliographique sur un sujet peut-être assez précise et faire un compte-rendu fiable), mais jamais à partir de statistiques.
Par ailleurs, Lomborg ne se contente pas toujours de donner les statistiques officielles telles quelles (ce qui est déjà faux, puisqu'elles sont sorties de leur contexte, je le répète), mais parfois de les "retoucher" à sa manière. Je ne peux apporter plus de précision sur ce point (je ne suis pas statisticienne), mais en tous cas je sais que la majorité des statisticiens et mathématiciens reconnus critiquent ouvertement même l'aspect "statistique" du bouquin de Lomborg. (Suffisamment pour qu'une rumeur moqueuse disant que Lomborg n'a pas relu tout ce que ces étudiants ont écrit pour lui circule dans le milieu...)
Ainsi le statut de statisticien de Lomborg ne le rend pas compétent pour établir un rapport si important et si global sur l'état du monde. Des rapports de synthèse décrivant l'état de la planète sur des sujets plus précis du domaine de l'environnement sont régulièrement établis (souvent par l'UNESCO). Ces rapports (donc Lomborg tire parfois ces chiffres) sont effectivement scientifiques et rigoureux, car ils sont faits par des groupes d'experts reconnus,et souvent en grand nombre. Ces groupes comprennent des statisticiens (comme tout groupe d'expertise scientifique), mais aussi des spécialistes de chaque sous-groupe du sujet concerné. Ceci permet de rester dans un cadre et une rigueur scientifique, et d'avoir une connaissance suffisamment bonne du sujet pour bien utiliser les statistiques. Hors cet aspect fait défaut au livre de Lomborg : ce sont essentiellement des statisticiens et des économistes qui ont participé à l'ouvrage.
Pour résumer cette première critique (primordiale) : la méthode de synthèse utlisée par Lomborg n'est pas rigoureuse, et est en fait un "patchwork de statistiques", ce qui fait que même si les chiffres sont vrais, le message final est brouillé. (petite citation bien connue pour conclure tout ceci : "70% des statistiques sont fausses...")

Cette critique a été très souvent exposée par mes différents profs, et me paraît importante.
Je vois aussi d'autres critiques (personnelles, celles-là) à ce livre :

- Parfois Lomborg a tout simplement raison, mais il oppose à tort ce qu'il dit à ce qu'il croit que le reste du monde pense... Par exemple pour le pétrole, la communauté scientifique sait qu'il existe une grande incertitude sur l'estimation des ressources. Et c'est vrai que la quantité de pétrole qui reste est peut-être sous-estimée. Mais çà n'est pas contradictoire avec le fait d'essayer de trouver des solutions : le pétrole reste une ressource non renouvelable, et son utilisation polluante.
(Idem pour les exemples de la faim dans le monde, etc. : ce n'est pas parce que tout va mieux qu'avant, que tout va bien.)

- Lomborg a souvent tendance à ne voir le problème que sous un seul aspect à la fois. exemple : oui il reste beaucoup de charbon (énergie qui d'ailleurs est loin d'être démodée et réservée aux pays en voie de développement puisque les etats-Unis sont les premiers consommateurs de charbon au monde actuellement). Mais cette source d'énergie est la plus polluante (plus que le pétrole). Donc, pas de crise de l'énergie, peut-être, mais à quel prix ?
Concernant les énergies éoliennes et solaires, je n'ai jamais entendu de scientifique prétendre qu'elles seront compétitives (par rapport à quelle autre énergie d'ailleurs ?) vers le milieu du siècle. Cela me parait un peu optimiste : même si des progrès techniques très très rapides rendraient ces énergies très intéressantes sur le plan économique, le fait est qu'on ne remplace pas tout un système énergétique en si peu de temps... De plus ces énergies sont malgré tout polluantes, et une utilisation à grande échelle verrait l'apparition de pollutions nouvelles (problème d'élimination des métaux lourds des panneaux solaires, ressources en gravier pour le béton des éoliennes...). Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas développer ces énergies, mais de là à dire que c'est LA solution...

oups, j'ai pas le temps de finir mon commentaire; peut-être la suite plus tard...

Mathimde
 
suite de mon commentaire (un peu plus concis pour aller plus vite) :

- pétrole : oui on ne peut extraire que un tiers du pétrole par gisement pour l'instant, mais le reste du pétrole est plus profond, donc plus vieux, et plus impur. Ce qui implique, une fois que la technologie permettra d'y avoir accès :
soit un raffinage plus important pour l'utiliser, or les processus de raffinages polluent beaucoup (utilisation de pétrole brut, émission de gaz à effet de serre et d'impuretés)
soit autant de raffinage qu'avant (donc une baisse de la qualité du pétrole) donc plus de pollution (plus d'impuretés), et plus d'encrassement des véhicules.
autre problème lié au pétrole : l'effet géologique du retrait du pétrole reste mal connu... pas encore beaucoup de recul pour le voir. donc soyons prudents
autre problème : les progrès technologiques vont nécessiter un cout plus important, qui va se répercuter sur les prix. ainsi le pétrole va devenir très cher avant de devenir inexistant. donc le problème ce n'est pas tant "quand est-ce qu'il n'y aura plus de pétrole" mais "quand est-ce qu'il commencera à y avoir moins de pétrole" car a partir de ce moment, les différents modèles existants prévoient une augmentation rapide du cout. Tout cet aspect du coût reste, c'est vrai, à predre relativement avec des pincettes puisque plein d'autres paramètres (politiques...) entrent en jeu.

- surpopulation : cf Pierre Rahbi : bien sur la Terre peut nourrir et supporter 10 milliards d'individus qui vivraient comme des Béninois. Mais certainement pas 10 milliards d'individus qui vivraient comme des américains (en tout cas pas à long terme). donc parler en terme de "nombre d'individus" pour la surpopulation et l'environnement n'est pas adéquat. tout ça est très lié au train de vie. En cela, Lomborg n'a pas tout à fait tort, mais pas tout à fait raison non plus : la surpopulation n'est pas un problème en soit peut-être, mais tout dépend du train de vie des nouveaux individus. donc c'est difficile de prévoir combien d'hommes la Terre peut supporter. on ne peut pas franchement aller plus loin dans le discours.

- les ressources : oui les gisements sont encore là pour les métaux... mais le problème principal de l'utilisationde ces métaux ce n'est pas les ressources mais la pollution importante liée à l'extraction puis à l'utilisation (valables pour de nombreux gisements, mais en particulier pour les métaux)... donc oui, "il en reste", mais "pouvons-nous en utiliser beaucoup sans causer de dégats plus importants et qui restent supportables à long terme ?"

- ressources en eau : tout à fait d'accord pour le problème des subventions agricoles qui semblent aberrantes.
par contre la disponibilité en eau n'est et ne sera probablement pas un problème au niveau mondial, mais localement oui : certains pays ont des ressources en eau très importantes et sont relativement peu densément peuplés (Suède...), pour d'autres c'est l'inverse. Or transporter l'eau parait une idée aberrante sur le plan environnemental. donc là encore, à force de vouloir synthétiser et d'avoir une vue globale à l'échelle de la planète, Lomborg supprime le problème... oui il y a assez d'eau pour tout le monde au niveau global, mais comment partager ? (sur le plan pratique ?)

- baisse de la pollution dans les pays développés : en fait c'est vrai pour certains types de pollution. (particulièrement pollutions chimiques), et effectivement c'est plutot encourageant. Mais faux pour les gaz à effet de serre (en tout cas pas globalement).
 
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